Told you I'd be here forever... - Raven Brigs

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Told you I'd be here forever... - Raven Brigs

Message par Gabriel Shades le Mar 28 Fév - 14:43


   

   

   
   Raven Brigs

   

ID CARD


   
©️ ezek

   Nom : Brigs
   Prénom(s) : Raven - Amber
   Âge : 25 ans
   Date de naissance : 5 mai
   Nationalité : Américaine
   Groupe : Like a Virgin
   Situation : Freedoooom
   Métier : Infirmière aux urgences
   FT Ruby Rose
   

   
You should not ignore that...
   
Elle aime qu'on la prenne pour un homme.
Elle se mord la lèvre inférieure quand elle est intimidée.
Elle se ronge les ongles quand elle s'impatiente, mais essaie d'arrêter en se mettant du vernis.
Elle ne peux pas faire du shopping sans acheter quelque chose.
Elle fume toujours une cigarette en buvant son capuccino le matin.
Sa curiosité la pousse parfois à être un peu envahissante, mais sans mauvaises intentions.
Elle porte toujours une montre - déteste être en retard, et a horreur de poireauter.
Elle peine à rester inactive ou a trainer au lit, sauf en bonne compagnie (a).
Elle cherche toujours à faire diversion quand une personne de son entourage a le cœur lourd.
Elle adore rire.
Elle a tendance à vouloir botter le cul des machos/pimbêches.
Elle a tendance à se montrer provocatrice pour blesser quelqu'un qui lui a fait de la peine.
Bien qu'elle soit rancunière, elle sait pardonner ses proches.
Elle tient mal l'alcool.
Elle s'est fait mordre à la jambe par un Rottweiler quand elle avait 17 ans, et se méfie beaucoup des chiens depuis.
Elle déteste être seule
Elle est ouvertement possessive en amitié. Les histoires d'amour n'ont jamais donné que des étincelles explosives
Elle porte deux petits piercings aux mamelons... Plus pour le plaisir des sensations que pour le coté esthétique.
Elle aime laisser des traces de son passage... Aussi bien à même la peau, qu'une dédicace au rouge à lèvre sur le miroir de la salle de bains, qu'en laissant un dessin accompagné d'un petit mot quelque part dans la maison de la personne qu'elle s'apprête à quitter... Une façon de dire qu'elle a bien l'intension de revenir. *sifflote*
Elle aime manger des crêpes avec de la confiture à la Rose... Longue histoire (a)
Elle a très peur de perdre les gens à qui elle s'attache vraiment
Elle peut avoir des réactions violentes quand elle s'est inquiété à mort pour quelqu'un, sous le coup de la peur.
Elle porte toujours à son cou le camée représentant un corbeau que lui avaient offert les jumeaux Shades pour ses 16 ans.
.

STORY

Booon ça y'est c'est mon tour! Alors... Pour commencer, je suis fille unique, née à Miami, y a 25 ans. Mes parents étaient friqués, oui. Ils ont essayé de me faire suivre les railles. Ca a plutôt bien marché, jusqu'à ce que mes parents divorcent. J'avais 12ans. C'est là que la crise d'ado à commencer, et que j'ai commencé à envoyer chier leurs règles à la con. Nan mais sérieux... J'ai une gueule à avoir un balai dans le cul?! *ahem* Pardon...  Bon... C'est à partir de là que j'ai commencé à être vraiment ingérable. Oui, c'est tôt pour la crise d'ado, d'ailleurs, ca s'est empiré à 15 ans, voire 16, quand je suis arrivée au lycée. Et c'est là bas que j'ai rencontré les hommes de ma vie... Les frangins Shades. (a)

Si des jumeaux ont la même gueule, ils ont pas la même personnalité. Chez eux c'était clair et net.  Puis faut bien dire qu'avec leur dégaine, c'était obligé limite que je sache qui c'était ces mecs là... Genre... L'incarnation du péché venu vous corrompre... Si, si, c'est ce que je me suis dit en les voyant la première fois. Déjà, un mec aussi canon c'est indécent... Mais deux... Nom de dieu! Bref. J'ai trouvé un truc bidon pour leur adresser la parole deux ou trois fois. Ca me fait marrer quand j'y pense tellement c'était plein de clichés, mais au final, j'ai bien fait. Le feeling est bien passé, et on s'est tapé tellement de délires tous les trois, que je passais mon temps à squatter chez eux après les cours. Faut dire que c'est pas trop l'envie que j'avais de me retrouver chez moi pour voir la connasse de mon père lui soutirer son fric... Et ma mère qui passait son temps à me prendre la tête pour un oui ou pour un non... Au point que je l'écoutais juste pour faire exactement le contraire de ce qu'elle voulait.

On a fini par vraiment sympathiser, se taper des bons délires, jusqu'à devenir inséparables. Pour la faire courte, Logan c'est un peu moi en mec. Le genre de gars qu'a la tchatche et qui prend un malin plaisir à faire fondre les minettes... Et encore plus quand ça peut faire rager des mecs *tousse tousse* Et Gab... C'est le mec tout timide, avec ses phrases bien tournées, et son sourire à faire défaillir un ange... J'vous jure, c'est insoutenable comme truc. Pas pour ça qu'on se concentrait pas un minimum sur les cours hein... On faisait nos devoir ensemble. Au final, je passais presque h 24 chez eux. Evidemment, il a fallu que les pétasses ouvrent leurs gueules. Logique après tout. Une nana qui passe du temps avec deux mecs sexy, c'est forcément une trainée... Sans déconner, y a tout un tas de conneries qui circulait sur nous, du style que je devais passer mon temps à osciller entre l'un et l'autre, quand je me tapais pas les deux en même temps... Pathétique. A tel point que j'en suis arrivée à me demander combien avaient pu se toucher le soir en imaginant ça. Oh my God quand j'en ai parlé à Logan j'ai cru qu'il allait mourir de rire... C'est depuis ce jour là que j'ai pris l'habitude de les smacker tous les deux en arrivant le matin, comme salut. Normal. Ca arrivait que Logan force un peu le trait, parce qu'il est presque plus provocateur que moi... Mais Gab... Je sais pas... Même là, il avait l'air tellement... Doux et... Pas  dans la provocation. Pour lui ça ressemblait juste à une marque d'affection privilégiée en plus. Et venant de lui, ça m'allait bien. En vrai, c'est pas que les gens lui tournaient pas autour, parce que je voyais même des mecs le reluquer. Genre, Les crevards qui pouvaient pas avoir son frère avaient tendance à vouloir passer leurs frustration sur lui. Ca m'a fait monter en pression plus d'une fois, et... C'est rien par rapport aux réactions de Logan... Il a pété plus d'un pif dans le feu de l'action, tu vois l'genre... M'enfin, Gab les voyait pas trop venir ces mecs là... Ces gens d'ailleurs. Parce qu'il a jamais de mauvaises intentions, et j'avoue que ça a tendance à me causer du mouron.

Et sinon, quand j'arrivais à quitter le quartier de mes petits corbeaux, ben... j'rentrais pas forcément plus chez moi. J'allais trainer le soir avec des lascars... Que j'aurais surement évités avec le recul. Bon... A 17 balais je clopais déjà... Relativement fréquemment. J'avais déjà pris ma cuite magistrale, et c'est cette nuit là que je me suis fait passer dessus pour la première fois. Pardon si je choque quelqu'un en disant ça comme ça, mais vu les circonstances, je vois pas comment je pourrais en parler autrement. Ni lui ni moi n'étions dans un état potable, et pour être franche, ce dont je me souviens de ce moment là est triste à pleurer... On puait l'alcool et la fumée, mes fringues étaient tachées de sang et de sperme... Parce qu'il avait même pas été capable de nous dessaper... T'vois? J'mentais pas en disant que ca faisait pitié Coup de bol que je sois pas tombée enceinte. Ni ça, ni autre chose... Mais bon... Ce mec, chuis restée un peu avec. 'Fin... Façon de parler. On baisait régulièrement, quand je passais la nuit chez lui, et son meilleur pote était tatoueur. Donc tant qu'à faire... J'me suis mise à ça aussi. Ca me faisait un point commun en plus avec mes deux amours.
Un jour, mon... "Mec" a eu l'idée étrange et inattendue de vouloir m'attendre à la sortie du lycée. J'en savais rien, moi. Pourtant, il avait moyen de me joindre... Bref. Je tenais la main de Gab, et Logan avait un bras passé autour de ma taille. Ca faisait longtemps que j'entendais plus les vipères siffler. Le "pire" dans tout ca, c'est que Logan m'a jamais mise dans son pieux. C'est sans doute pour ça qu'on est restés si proches aussi longtemps, d'ailleurs... Mais bref. Tout ça pour dire que l'autre, quand il a vu ça, il a changé de couleur, et j'ai su que j'allais passer un sale quart d'heure. Visiblement, les jumeaux aussi, puisque je les ai sentis se tendre comme des arcs en même temps que moi. Logan a viré son bras, et j'ai pas eu le temps de lâcher Gab que monsieur je-rêve-que-j'ai-une-big-teub m'a choppée par le bras pour m'entrainer à l'écart. Forcément, j'ai lâché la main de mon timide... L'autre a levé la main, et j'ai fermé les yeux très fort, prête à encaisser la tarte qu'il allait me mettre, mais j'ai entendu un coup violent, un bruit de mâchoire défaite.... Sans rien sentir... Ca pouvait pas être la mienne du coup. Après un moment d'hésitation, j'ai rouvert les yeux, et c'est Gabriel que j'ai vu, le poing et la mâchoire si serrés, qu'il en avait les jointures blanchies... J'en revenais pas... Mon ange venait de sortir de l'ombre de son double pour moi... Logan a même pas eu le temps de réagir. Sûrement qu'il a été aussi surpris que moi... Bref.
Inutile de s'éterniser sur le fait qu'après ça, ma relation de pseudo couple a pas fait long feu. C'était limite s'il me crachait pas à la gueule. M'enfin on peut pas dire que c'était une grande perte ce mec. Il était grave lunatique et je dois bien avouer que par moment il me faisait bien flipper. Le délire c'est qu'il a bien fallu que j'aille récupérer les quelques conneries que j'avais laissé chez lui... Donc je me suis pointée un soir chez lui, le portail était entre ouvert. Bien-sûr, je lui avait envoyé un message pour le prévenir, mais pas de réponse. Passons. Je savais qu'il avait un putain de Rottweiler. Le truc c'est que d'habitude, son molosse est attaché. Là, allez savoir pourquoi, je me suis retrouvée nez à nez avec le merdier, les crocs sortis, et à en juger par son grognement sourd, j'étais certaine que c'était pas pour me sourire. Du coup je me suis figée, et après un moment en suspens au milieu de la cour, j'ai voulu repartir (fuck pour mes affaires, mais là... Juste... Fuck quoi.) Mais cet abruti de clebs m'a coursé jusqu'à la grille, que j'avais refermée en entrant, et que naturellement, avec la frousse que je me tapais, j'arrivais plus à ouvrir. Du coup, le chien m'a choppé méchamment à la cuisse. Et c'est seulement à ce moment là que cette ordure de mec a sifflé pour rappeler sa bestiole, qui a obéi, genre... Direct. J'avais envie d'un coté d'aller lui mettre mon poing dans la gueule, mais ma jambe pissait le sang, et je me sentait pas d'attaque pour un deuxième round. Sans compter que mes glingues, j'y tenais pas au point de prendre des risques. Du coup je suis ressortie un peu tremblante, et j'ai enroulé ma veste style bucheron, en coton autour de ma jambe pour me trainer jusqu'à l'arrêt de bus. Vous croyez que je serais allée à l'hosto? Naaaan sans blague... Mon réflexe, ça a été d'aller là où je me sens toujours bien. J'ai même pas pensé à prévenir les garçons. La nuit était bien avancée... Alors bah... J'ai appelé Gab juste quand je suis arrivée devant la porte pour pas réveiller les parents. Il a rien du piger à mon charabia, mais il est venu m'ouvrir, et quand il m'a vue, il m'a prise dans ses bras comme s'il avait peur que mes jambes me lachent, et il m'a emmenée dans sa piaule en disant des trucs du genre

" Quel inconscient, tu pourrais porter plainte. Il faut désinfecter ça, il ne manquerait plus que ça s'infecte"

Je m'attendais même pas à voir Logan, il devait être en plein numéro de charme chez je ne sais quelle poulette au cerveau creux. Et je me suis laissée faire, même si je m'en voulais un peu de débarquer comme ça, et de le faire flipper en plus... Il m'a posée tout doucement, et m'a enlevé mes pompes, puis il a levé les yeux vers mon visage pour me demander si je préférais enlever mon jeans toute seule, ou si j'aurais besoin de son aide. J'en connais plus d'un qui auraient pris ça pour un prétexte parfait pour me foutre à poil. Mais pas lui... Lui, il était timide. Alors que je lui faisait bien assez confiance pour faire ce qui pouvait lui passer par la tête. Jamais il me ferait de mal, je le savais bien. Et je sais aussi qu'il me respecte à mort. Je me serait bien redressée pour virer mon froc, mais la simple idée de contracter un musque du bas de mon corps me faisait mal, alors je lui sourit.

"Vas-y mon ange... J'suis pas bonne à grand chose, là tout de suite..."

Alors il est venu plus près pour défaire ma ceinture. Il respirait un peu trop vite, mais ses doigts étaient rapide et précis. Histoire de ne pas le foutre encore plus mal à l'aise, je dis rien, même si je peux pas m'empêcher de le regarder faire. Après ça, je le vois réfléchir, et hésiter un pu avant de monter sur le lit avec moi pour soulever mes jambes et les poser sur ses épaules. Comme ça, mes hanches pouvaient se soulever sans que je fasse d'effort. J'ai juste un peu retenu mon souffle, parce que le mouvement en lui-même me fait morfler... Mais j'avoue qu'une fois de plus il m'impressionne... Tant de douceur... Personne m'a jamais traitée comme ça. Quand le tissu collé par le sang quitte ma peau, ça me lance. Je lâche un petit couinement quand il repose mes jambes.

" Pardon..." Murmure-t-il "Une douche ce serait bien... Pour nettoyer... Tu... Tu peux garder tes sous-vêtements, je... Je serai là pour que... Pour pas que tu tombes..."

Je me doute qu'il doit avoir raison, meme si j'y connais pas grand-chose. Je hoche la tête, et couine à nouveau quand il me soulève comme la première fois apres m'avoir aidée à enlever mon T.Shirt. Direction la salle de bains.
En fait, je me demande comment j'ai fait pour prendre le bus, et me trainer jusqu'ici... Gabriel enlève même pas ses fringues. Surement pour ne pas avoir à me lâcher. Du coup on rentre tous les deux dans la petite cabine en verre. Il me pose doucement, mais je suis tellement appuyée contre lui que j'ai pas l'impression d'avoir les pieds par terre. Sur sa lancée, il prend le gel douche d'une main, et en verse aux creux des miennes, puis me savonne les épaules, et le dos. Je me sens en sécurité, et c'est fou ce que ça me détend. L'eau coule sur ma blessure. L'eau crado file dans la canalisation. Ma veste à dû aider le sang à s'agglomérer, vu que ça pisse vachement moins. Quand il juge que je suis rutilante, du moins autant que possible, il coupe l'eau, et m'aide à sortir pour m'enrouler dans son peignoir de bain. Il est trempé jusqu'aux os... Je me mordille la lèvre, un peu coupable en m'appuyant au mur. Il retire ses vêtements pour garder son boxer... Surement qu'il pensait que je serais choquée de le voir à poil... Et qu'il doit être pudique. En temps normal je l'aurais sûrement un peu charrié... Mais il fait tellement pour moi ce soir, que je me tais. Il se sèche vite fait, et me ramène dans la chambre. Il me repose sur le lit et embrasse mon front... J'me sentirais presque l'âme d'une princesse.

"Je vais te faire un bandage..." Dit-il encore tout bas avant de se carapater avant que j'ai le temps de dire quoi que ce soit.

Un flacon de désinfectant, et une bande blanche à la main, il passe un coup de compresse. Je m'agrippe au drap pour encaisser la douleur. Il est concentré. Pis il me fait le pansement sans hésitation, pour bien protéger ma peau meurtrie. Quand il lève les yeux pour croiser mon regard, je suis saisie par la peine que je lis dans le sien... Il a vraiment eu peur pour moi. Je sais plus quoi faire, et encore moins quoi dire alors qu'il finit par approcher de mon visage et se pencher sur moi pour effleurer mes lèvres, comme il le fait tous les matins... Ou presque. Cette fois, ca fait déferler une vague de frissons le long de ma colonne vertébrale. Encore une fois, j'ai pas le temps de réagir qu'il a déjà reculé, et quitté la pièce. Je l’entends descendre l'escalier... T'façon, il peut pas aller loin en calbute. J'attends, les joues un peu chaudes. Quand il revient, il tient une assiette. Il s'allonge à coté de moi. Une crêpe.

"Aller... Mange la, tu dormiras mieux..."

Je lui souris, les yeux humides sous l'émotion en prenant la crêpe, et mords dedans... Hallucinant... De la rose.... Je mange en posant ma tête sur son épaule... Trop de tensions en peu de temps... Sans même m'en rendre compte, je crois bien que je me suis endormie...
Evidemment que le lendemain, je suis rentrée chez ma mère… La blessure me lançait trop, et Gab avait dû refaire plusieurs fois mon bandage pendant la nuit tellement je pissais le sang… Du coup il m’a raccompagnée. J’étais clairement pas en état de suivre les cours, ni de rentrer toute seule. J’ai bien vu à la tronche de ma mère que rien que de me voir dans cet état, elle devait faire une crise d’urticaire. Je sais bien que je la rends dingue mais bon… Faut croire que c’est comme ça… Faut s’y faire. Sur le coup, je flippe un peu que Gab me laisse « toute seule ». Sûre que la daronne allait me passer un savon, et franchement, aujourd’hui, je m’en sens pas les épaules. Il a dû le voir dans mon regard, parce qu’il a dit de cette voix toute douce.

« Je crois qu’il faudrait recoudre… Ca… Ca saigne beaucoup… »

Impossible de ne pas voir la mâchoire de ma mère se crisper. Elle a envie de l’envoyer chier, et elle prend sur elle. Ça se voit encore plus quand on peut compter les secondes de silence qui précèdent sa réponse.

« Et bien, allons-y. »

Sa voix est cassante. Je resserre ma prise autour des hanches de Gabriel pour lui montrer à quel point j’ai besoin qu’il reste avec moi. En vrai, j’ai plus peur de l’ambiance de merde que de l’aiguille et du fil. Les talons se mettent à claquer sèchement sur le goudron en direction de la voiture… Mon ange m’accompagne, et m’aide à monter sur la banquette arrière. Il m’attache. Je respire… Ma mère lève les yeux au ciel, et démarre. Je sais qu’elle peut pas sentir les jumeaux. Soi-disant qu’ils auraient une mauvaise influence sur moi… La bonne blague… Bref. Logan a géré pour nous prendre les cours.
Je me retrouve avec deux points de suture, et des béquilles pendant deux semaines, le temps que ça se referme bien. Les garçons ont été aux petits soins… Des amours. Et j’avoue que de voir les vipères siffler davantage me faisait bien l’effet d’une petite consolation.
Evidemment, pendant tout ce temps-là, je peux pas  sortir, et ça me rend folle. Alors évidemment que j’ai fait le mur dès que j’ai plus eu besoin de tout ce merdier pour marcher… Et j’ai repris les bonnes vieilles habitudes. L’été approche, et les nuits commencent à être franchement douces. Je passe par ma fenêtre, le soleil est à peine couché. Je dégaine une clope en attendant le bus, et monte dedans en mode pilote automatique. Mon corps sait où je vais. Une demi-heure après, j’arrive à bon port, et marche à grand pas vers la maison des Shades en grillant une autre blonde. Je lève les yeux vers les fenêtres de l’étage, et remarque avec soulagement que la lampe de chevet de Gabriel est allumée. Après tout, il aurait pu sortir, Logan passe son temps à ça… Et vu comme ils aiment passer du temps ensemble, je vais finir par me casser le nez un jour à force de me pointer à l’improviste à une heure pareille. Je souris en remarquant que la fenêtre est ouverte. Je recule pour prendre mon élan, et grimper à l’arbre dont certaines branches frottent la façade par temps venteux. Je serre les dents. Mes appuis me lancent encore un peu, mais j’arrive à me percher sur le rebord… C’est là que je le vois, dos à moi, en train de retirer son blouson en cuir… Je le regarde un peu sans bouger, et réalise que c’est carrément déplacé, même si c’est mon meilleur pote, et que je l’ai vu quasiment à poil… Là, il sait pas que je suis là. Alors je pousse le battant, et entre sans bruit. C’est une fois au milieu de la pièce que je décide de me manifester.

« Mon Ange... »

A peine un murmure. Il sursaute en se retournant. Tu m’étonnes… Y a bien de quoi faire une crise cardiaque.

« Raven ! »

J’ai vraiment un pète au casque ce soir… Je sais pas vraiment ce qu’il me prend, mais en voyant ses lèvres entrouvertes… Son souffle court, je fais les quelques pas qui nous séparent, et l’embrasse comme jamais je l’ai embrassé… Surpris, il met bien une seconde ou deux à répondre à mon baiser. Ses mains se posent sur mes hanches, et je vois bien qu’il pige pas bien ce que je fais. Je le pousse doucement sur son lit, sans rompre le contact de nos lèvres… Il faut qu’il sache à quel point je suis reconnaissante envers lui… Pour tout ce qu’il a fait pour moi ces derniers temps. Et… Je connais pas d’autres moyens… Je sens qu’il est pas sûr de lui. Normal… Je sais que personne ne l’a jamais touché… Mais il se laisse guider… Alors il faut que je sois douce… Que je sache lui rendre cette tendresse qu’il m’a toujours donnée. Il pourrait me jeter. Me demander pour qui je me prends d’agir comme ça. Me dire que je peux pas débarquer comme ça et disposer de lui… Mais c’est pas ça… Pas ça du tout, et je prie intérieurement pour qu’il le comprenne sans que je le dise. Le poète c’est lui, pas moi… Je suis nulle pour les belles formules, alors il faut qu’il le voit, qu’il le sente… J’en ai besoin…

Il était temps, si je puis dire… Non pas que je sois une nympho complètement fêlée… C’est pire que ça j’ai envie de dire. Parce qu’une fois l’année terminée, au début de l’été, mes parents ont bien su s’entendre pour m’annoncer que j’étais inscrite dans une « université de médecine »  en Angleterre. Qu’il fallait que je me concentre sur mes études, et que je prenne ma vie en main… Bordel. Inutile de dire que c’est parti en crise de hurlements. Pas moyen pour moi d’envisager de partir… De laisser mes petits Corbeaux derrière moi… Et pourtant, j’ai pas eu le choix. Ils auraient pu m’assommer pour me mettre dans la soute de l’avion… J’ai dû leur dire adieu, sans savoir quand, et même si, j’allais pouvoir les revoir. Juste horrible. On n’a même pas pu retenir nos larmes...

L’école était limite une prison… Le réseau internet était hyper filtré, et certains disaient même que les pions lisaient le courrier… L’enfer… Mais j’ai eu mon diplôme d’infirmière urgentiste… Quitte à être enfermée là, autant que ça serve à quelque chose. Par contre, on peut pas dire que je me suis fait des masses de potes tellement j’étais en colère. Ca m’a rendue asociale un bon bout de temps. Je trouvais juste un minet ou une belle plante à mettre dans mon lit de temps en temps… Sans ça, je serais devenue aigrie et complètement cinglée. Le seul coté positif, c’est que j’étais loin de mes parents aussi, et ça m’a prouvé que je pouvais me construire moi-même. De toute façon, ils ont arrêté de me verser des thunes aussitôt que j’ai eu mon diplôme, et c’est pas plus mal. Ca m’a poussée à devenir indépendante.

5 ans à enchainer les postes plus ou moins précaires, avec des patrons plus ou moins réglo, dans des conditions plus ou moins bonnes, j’ai eu envie de rentrer à Miami. Retrouver mes repères. Je commençais à bien déprimer en Europe, alors un soir, j’ai pris mon PC et j’ai commencé à me renseigner pour prendre un billet d’avion. Un aller simple pour Miami. Mon dernier contrat en date venait de s’arrêter, c’est le moment ou jamais… C’est là qu’en divagant sur les annonces diverses et variées, de lien en lien sur des offres en provenance des US, je suis tombée sur une pub pour un club de New-York. D’abord, j’ai pesté sur la revente de fichiers, mais par curiosité, j’ai fini par aller sur le site du Bright Highlights[/] … Et… Bug intergalactique. En fouinant sur la galerie de photos de présentation du personnel, j’ai vu un mec qui ressemblait vraiment… Beaucoup, beaucoup à Gabriel. « Angel », qu’on l’appelait là bas. Et j’ai pas pu m’empêcher de me dire que la métaphore lui allait bien… Mon ange… Mon cœur s’est mis à faire du hoola-hop, et sans réfléchir outre mesure, j’ai pris des billets pour New-York. Il faut que je sache si Angel a un lien quelconque avec mon Gabriel. Ca m’a tellement secouée que j’en ai pleuré toute seule en faisant ma résa… Les nerfs qui lâchent, c’est ce qu’on dit souvent… Mais 15 jours après je montais dans l’avion, alors qu’une partie de moi essayait de me convaincre que je pouvais bien me tromper… Mais voilà, c’est fait… Et le camée autour de mon cou n’avait jamais autant servi de réceptacle à mes prières silencieuses…



   

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Gabriel Shades : Si on pouvait avoir deux Alter Ego...
   Ils étaient deux, et c'est naturellement qu'ils sont devenus trois. La demoiselle a su trouver sa place sans troubler l'équilibre entre les deux frères, loin s'en faut. Elle partageait des choses différentes et intenses avec les deux, tous ensemble, ou séparément... Même si... Avec Gabriel, c'était différent, et elle n'a jamais vraiment su s'expliquer ça... Peut-être qu'une partie d'elle craignait de rompre une partie du charme en essayant de poser des mots sur quelque chose d'aussi magique... Le contraste entre leurs caractères devait y être pour beaucoup... Mais ils se sont toujours fait confiance. La preuve, elle s'en est remise à lui chaque fois qu'elle était perdue, et lui a su dépasser sa timidité à un des moment les plus cruciaux d'une vie, avec elle... Parce que c'était elle... Tout semblait si évident... Avant que la vie ne les sépare une première fois, puis que ce prisme à trois reflets ne se brise à jamais....

Can you hear the silence? Can you see the dark? Can you fix the broken? Can you feel my heart?

   

   

   
Prénom, Nom : Description du lien, blablabla
   Exsistit autem hoc loco quaedam quaestio subdifficilis, num quando amici novi, digni amicitia, veteribus sint anteponendi, ut equis vetulis teneros anteponere solemus. Indigna homine dubitatio! Non enim debent esse amicitiarum sicut aliarum rerum satietates; veterrima quaeque, ut ea vina, quae vetustatem ferunt, esse debet suavissima; verumque illud est, quod dicitur, multos modios salis simul edendos esse, ut amicitiae munus expletum sit.
   

   

   

Gabriel Shades
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