They can never know just what we’ve done They will never know all the blood we’ve shed, the scarlet cross we bear until the bitter end

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They can never know just what we’ve done They will never know all the blood we’ve shed, the scarlet cross we bear until the bitter end

Message par Gaëlle de Lioncourt le Jeu 2 Mar - 0:17





   Gaëlle de Lioncourt

ID CARD


©️ ezek
Nom : de Lioncourt
Prénom(s) : Gaëlle
Âge : 31 ans
Date de naissance : 16 Février 1986
Nationalité : Française
Groupe : Walk in the Dark
Situation : Signaux brouillés, Réitérer ultérieurement. Vérifier l'état de la connexion.
Métier : Couturière de renom, fondatrice de Lioncourt / Modèle photo
FT Sara Fabel

Charmes du Corps
Longtemps réduite au silence par... Le Destin qui a visiblement eu des élans sadique en ce qui me concerne, mon corps a petit à petit été marqué de différentes façons par tout ce que j'ai pu traverser.
Ca a commencé de façon assez... Triste, dirons-nous... Puisque n'ayant pas le droit de lutter contre mon exclusion forcée au sain de ce que tout le monde désignait comme étant ma famille, j'ai cédé au désespoir sous le tranchant d'une des lames de rasoir de mon père... Pendant des années, je l'ai gardée... Et elle a longtemps été seule témoin de ma souffrance avant que ma sœur ne lise mon journal, dont elle n'aurait jamais dû prendre connaissance... Alors, mes avant bras, mes cotes, le haut de ma poitrine et mes cuisses sont marqués de fines lignes blanches. Moi je les vois, parce que je sais qu'elles sont là. J'imagine qu'en se concentrant bien, on doit pouvoir en distinguer certaines, surtout sur mes bras et mes jambes. D'autant plus que maintenant, mes nombreux tatouages font diversion. Eux au moins ils sont beaux, et j'en suis fière... Mais bon... Je suppose que mes cicatrices restent perceptibles au toucher...
Ah oui... Une dernière chose... J'étais brune avant de commencer tous mes traitements avec ce médecin que j'ai... Bref. Tout ca m'a décoloré les cheveux... Mais personne ne le sait. Personne d'autre que mon père. Les autres, qui auraient pu me croiser avant qu'on m'enferme, se sont laissés dire que c'était une lubie de teinture... Un caprice d'adolescente

Nuances du cœur & état d'esprit

Je n'ai jamais été très à l'aise avec le protocole, personne n'ayant jugé bon de m'y confronter réellement malgré le rang social de ma... Famille. Recluse, j'ai appris à vivre en solitaire, et à ne pas accorder ma confiance au premier sourire que je croise. Si mon métier a fait que je prends plaisir à passer de beaux vêtements, naturellement, je ne m'en encombre pas forcément. La nature nous a faits nus, alors... Quand je suis seule chez moi, je laisse la nature me régir. Il m'arrive souvent de me sentir maladroite en présence d'inconnus, hors du cadre professionnel... En effet, j'ignore souvent quelles limites instaurer ou non, et perds facilement mes moyens. Et puis... Ma spontanéité peut surprendre parfois... Je le sais à la réaction de mes interlocuteurs... Mais je fais de mon mieux pour ne pas sortir du cadre, même si ça me demande un vrai effort.
Ceci étant, j'aime qu'on me témoigne de l'affection, et n'en suis pas avare... Je ne crains pas les... Rapprochements physiques... C'est l'amour, qui constitue pour moi une véritable énigme, étant donné que... Si je l'ai ressenti, à l'égard de ce pianiste que jamais je n'oublierai, que je le ressens toujours pour ce jeune peintre... J'ignore bien ce qu'on ressent quand on est aimé... Peut-être le découvrirais-je un jour... Du moins... Si la vie décide de démentir les paroles haineuses de ma sœur...

Si la couture requiert délicatesse et minutie, ça ne fait pas de moi une poupée. Loin s'en faut. Si on me menace, je ne reculerai devant rien pour me défendre. La violence m'est trop familière pour me faire peur. Et cela n'est rien comparé à ce que je pourrais faire si l'on s'en prenait à mon entourage... Certains en ont payé de leur vie, et d'autres, encore trop peu de mes avertissements, paieront. Les meilleurs prédateurs ne sont pas ceux que l'on craint, mais plutôt ceux que l'on n'entend, ni ne voit approcher... A bon entendeur...

STORY


Baby, did you forget to take your meds?
Meds - Placebo
©️ ezek
A en juger par les documents qui relatent à leur manière mon existence, mes yeux ce sont ouvert sur le monde le 16 Février 1986. Depuis mes 13 ans, mes faits et gestes sont rapportés consciencieusement. Est-ce normal ? Aucune idée. J’avoue ne pas connaitre la définition de ce mot. Je sais seulement que je suis son opposé.

Ma famille, issue de la bourgeoisie parisienne, nous allions assister à la messe tous les jours. Ainsi, j’appris que les mortels avaient un guide céleste, voué à les guider toute leur vie, afin de leur permettre d’accéder au paradis, une fois le temps qui leur était imparti sur Terre, écoulé. Certain hommes, désigné par je ne sais quel moyen, étaient reconnus pour savoir interpréter la voix céleste… Toute mon enfance, j’ai cru faire partie de ces gens… Des voix, dans les tréfonds de mon esprit, me dictaient ponctuellement un comportement à adopter, et je m’étais vite aperçue que j’étais la seule à les entendre… Ou plutôt… J’avais eu… Le réflexe de parler de ce que je pensais être un don, à ma sœur… Félicité. Plus âgée que moi, de 5 années, elle s’était montrée attentive. Etrangement, mes parents me regardaient différemment depuis lors. J’avais espéré qu’ils seraient fiers de moi… Or, j’héritais de messes basses, et de regards en biais… Mes parents s’étaient soudainement mis à tenir un carnet sur lequel ils prenaient des notes en me coulant des regards peu amène. J’en avais donc conclu que la surprise qu’ils me préparaient n’avait rien de réjouissant. Je n’étais pas le genre de personne à chercher à briller. Je laissais ca à ma sœur. C’est donc tout naturellement que j’avais commencé à vivre de plus en plus recluse dans ma propre maison. Je ne partageais plus les repas avec le reste de la famille, et mes parents avaient même demandé à ce qu’on m’attitre une place prêt de la porte, à l’Eglise. Je me sentais humiliée, et ne pouvais pas m’empêcher d’en vouloir à Félicité. Je m’étais confiée à elle, et sans même me demander mon approbation, avait divulgué mes révélations.
Mon nouveau quotidien m’avait d’abord pesé… Mais… On s’habitue à tout. Malgré… Tout cela mon père avait fait l’effort de se montrer prévenant de temps à autre, et de passer un peu de temps avec moi après le souper.
Les années passèrent, et ma mère, quant à elle, était très dure avec moi, et ne manquait pas une occasion de me faire une remarque désobligeante, sur ce ton acide dont elle avait le secret. Ma sœur, quant à elle, était bien trop occupée à minauder pour se soucier de moi, l’essentiel pour elle, étant de ne pas voir de nuage assombrir son ciel.

Un jour, alors que mon père était sorti pour affaire, je m’étais retrouvée seule avec ma mère. Félicité passait la journée chez les grands couturiers à se faire offrir des robes par ses conquêtes qui passent bien trop vite dans sa vie pour avoir le temps de passer notre porte.
J’étais occupée à lire un roman sur le sofa du salon, quand ma mère me rejoignit l’air pincé, puis m’avait parlé comme on crache au visage de quelqu’un, en disant que je déshonorais la famille, que jamais je ne serais mariée, parce que personne ne voudrait d’une folle. Je m’étais figée, mon regard soudain vide posé sur la femme qui venait de me parlé. Elle m’apparut soudain, comme une étrangère… Je me levai lentement sous son regard interloqué, et pris le gros chandelier qui trônait fièrement sur la grande table en bois massif, et m’approchait d’elle, tout aussi lentement. Elle n’avait pas esquissé le moindre mouvement quand je lui assénai un coup violent à l’arrière du crane. J’avais seulement vu ses yeux s’écarquiller quand elle comprit, trop tard, ce que je m’apprêtais à faire. Elle tomba lourdement. Sans une once de panique, je trainai son corps inanimé au bas du grand escalier de marbre, sans le moindre regret. La voix avait parlé. Je m’étais pliée à son souhait tout-puissant.
Mon père passa la porte d’entrée quelques minutes plus tard… Officiellement, ma mère avait fait une mauvaise chute en voulant descendre… Elle avait marché sur sa robe…
Je fêtais mes 21 ans la semaine suivante…

Etrange présent, pour cette occasion qu’une consultation chez un médecin qui, si j’en croyais les propos presque désespérés de mon père, saurait voir ce qui lui échappait. Cette démarche me semblait partir d’un bon sentiment. Je l’avais vu dans ses yeux. Il voulait m’aider… Mais à quoi ? Je n’avais pas besoin d’aide…
Etant donné qu’il avait été le seul à ne pas me laisser à mon isolement, je consentis à rencontrer cet étranger. Rien ne m’obligeait à lui parler de ce que je voulais garder pour moi. Sans que je ne sache vraiment déterminer comment, il m’avait mise en confiance, au fil des séances. Il avait été jusqu’à présent, la seule personne à me regarder comme une exception, et non une erreur. De fil en aiguille… Je me dévoilai à lui. Alors que je ne maitrisais rien moi-même, il me semblait être capable de tout contrôler. Je me sentais en sécurité entre ses murs, et prête à suivre chacun de ses conseils.

Au commencement, je ne faisais que parler. Mettre des mots sur ce que je ressentais… ou croyais ressentir. Puis… Il a commencé à mettre en place des traitements médicamenteux, affirmant que les voix ne me contrôleraient pas. Que je serais plus forte qu’elles. Je devais donc me rendre à son cabinet quotidiennement, afin qu’il m’administre une injection d’une substance d’un rouge profond, que j’aurais eu tendance à assimiler à un velours de rose rouge au clair de lune… Le processus était bref, en lui-même. Je ne passais qu’une heure là bas en fin d’après-midi. Ainsi, je pouvais passer le reste de mon temps à la maison.
Ma sœur sortait beaucoup. Je la voyais peu. Mais… Je ne pouvais pas l’en blâmer, elle était radieuse. Je me doutais qu’elle était souvent bien accompagnée

Un soir, elle revint plus tôt que d’habitude… Accompagnée. Interpelée par ce fait notable, je descendis de ma chambre pour voir qui donc était cet invité exceptionnel. Rapidement j’avais parcouru mon corps du regard pour m’assurer que j’étais présentable. Vêtue d’une longe robe blanche, toute simple, qui soulignait mes courbes sans pour autant me donner un air provocateur. Ma longue chevelure brune cascadait jusqu’au milieu de mon dos. J’approchai timidement, et le vit… Cet homme qui se tenait à coté d’elle, vêtu de noir. Je me figeai un instant sans oser sortit de l’ombre… Mais sans savoir pourquoi, je mourais d’envie de mettre un nom sur ce visage, aux traits gracieux… Ses longs cheveux, noirs... J’en eus le souffle coupé. Je le regardai de loin s’incliner devant notre père… Je ne pus résister à l’envie d’approcher pour entendre sa voix prononcer son nom.
Comme d’habitude, Félicité irradiait la beauté. J’allais sans doute sembler misérable en comparaison. J’entrai dans leur champs de vison quand mon père s’éloigna, en essayant d’arborer un sourire un tant soit peu assuré. Ma sœur me lança un regard noir, alors que son ami prenait ma main pour y déposer ses lèvres avec une infinie politesse.

« Bonsoir, demoiselle… Sasha .»

Rougissante, j’ouvris la bouche pour me présenter à mon tour, mais Félicité me prit de vitesse. Sasha… Quel joli nom.

« Une amie de l’une de mes tantes. Elle est venue faire ses études ici. Allons… Laissons-la à ses occupations. Son avenir est en jeu, vois-tu ? »
Elle jouait toujours de ses charmes malgré la fermeté de sa voix. Elle le tira par le bras vers une autre pièce. Le regard du dénommé Sasha croisa le mien… Il me sembla y voir une lueur d’excuses, alors qu’il emboitait le pas de celle qui m’avait délibérément reniée.
La colère s’empara de moi… Mais je restai silencieuse en les regardant partir. Je savais que je ne partagerais pas la soirée avec eux. Quelque chose dans la voix de Félicité avait sonné comme une menace qui m’avait glacé le sang. Comme un instinct de survie, une alarme s’était déclenchée dans ma tête… Malgré cela, mon Guide intérieur m’intimait la vengeance… Peut-être l’aurais-je un jour… Du moins, je m’accrochais à cet espoir.
J’avais donc passé la soirée dans l’ombre à respirer selon les intonations de la voix basse de cet homme, sans jamais me faire voir. Sans jamais intervenir. Celle, haut perchée de Félicité agressait littéralement mes tympans.

Les jours suivants, j’avais été particulièrement instable. Canalisant ma colère sur ma propre peau, par le biais d’une lame affutée. Je hurlais silencieusement ma peine… Ma solitude. A quoi bon être au milieu d’une foule, si personne ne vous voit ?
Je suivais toujours mon traitement, et honorais mes consultations quotidiennes. Les cicatrices sur mes bras ne semblaient pas vraiment alarmer mon médecin. A la fin de la semaine, il m’annonça que j’avais passé un certain stade dans mon évolution…. Et cette fois, il m’avait demandé de me dévêtir, et son injection me plongea dans un sommeil profond dont je ne pus estimer la durée.
A mon réveil, j’étais bien incapable de dire ce qu’il avait pu me faire…

« Tu vas être tellement merveilleuse… »

Son regard brillait étrangement. Son sourire s’élargissait à mesure qu’il approchait de moi. Lentement, il vint me surplomber sans jamais me quitter des yeux. Je devais me défendre. Le Guide hurlait dans ma tête. J’étais prête à me battre.

« Fougueuse ma Panthère… »

Son poids m’empêchait de me dégager, mais je levai les jambes de sorte à les lier autour de ses hanches, et empoignait ses cheveux d’une main pour m’offrir une vue imprenable sur le cou de l’homme. Le Guide m’intimait d’y planter mes dents. Je l’attirai donc vers moi pour obtempérer. Ses mains ne se privèrent pas de parcourir mon corps dans un soupir approbateur. Je ne me souciai pas de ces contacts déplacés. Il fallait qu’il se vide de son sang. A cet endroit, l’hémorragie lui serait fatale. Au bout d’un moment, il voulut défaire mon étreinte, mais ne fit en réalité que la resserrer, comme une proie dans la prise d’un serpent constricteur. Il était plus vieux que moi, évidemment. Mais même les ainés ont des faiblesses. La sienne ayant été, ce jour là, d’être trop sûr de lui. Il aurait pourtant dû le savoir : la folie ne permet aucune certitude. Ses ongles s’enfonçaient dans ma poitrine, tremblants. Je grognai douloureusement. Mon instinct savait que ce serait lui, ou moi. Sans desserrer mes jambes, je pris sa tête entre mes mains, mon visage toujours niché dans son cou. D’un coup sec, je lui brisai les cervicales. Il s’effondra sur moi, inerte. Je me dégageai en le poussant au sol. Descendit de la table. Je n’avais aucune idée de ce qu’il m’avait fait. Mais le Guide était toujours là, indéniablement. Alors, je ne m’alarmai pas. Couverte de sang, toujours en tenue d’Eve, je me dirigeai vers la salle de consultation dans laquelle il me recevait habituellement, et me rhabillai.
La nuit était d’un noir sans lune. J’allai furtivement au ruisseau qui passait prêt de la maison pour me débarrasser des traces de mon forfait.

Le temps passa… Je revis Sasha aux bras de ma sœur… Toujours aussi doux. Toujours aussi sombre. Toujours aussi beau. Félicité voyait en moi une rivale. Or, je n’avais jamais cherché à lui faire ombrage. Même pas en ce qui concernait cet homme pour lequel elle semblait avoir un intérêt particulier, étant donné que nous l’avions reçu plusieurs fois… Enfin… Quand je dis nous, je devrais plutôt dire elle… Avec l’approbation de notre père. Malgré l’hostilité de Félicité il ne manquait jamais de me saluer. Même si nos échanges n’allaient jamais plus loin qu’un regard… Elle trouvait toujours un prétexte pour l’éloigner … Son attention me touchait vraiment, et le Guide ne semblait pas vouloir se montrer hostile envers lui.
Un de ces soirs, où il nous avait rejointes à la nuit tombée, à peine eut-il passé la porte que… Mon sang se glaça. Comme à son habitude, il m’avait saluée, sans oublier son léger sourire qui éclairait, le temps d’une seconde ou deux, ses prunelles sombres… Mais cette fois, je n’attendis pas que ma sœur trouve une excuse pour que je disparaisse de leur vue. Je m’éloignai lentement moi-même, arborant un sourire gêné, et regagnai ma chambre. J’osais à peine y croire… Elle l’avait fait sien, Cet anneau… Même moi je savais ce qu’il représentait… Et en plus de la peine que je ressentais de le savoir prisonnier de cette mante religieuse, je fus écœurée de me rendre compte que j’avais, une fois encore été évincé d’un évènement capital. Au fond de moi, j’étais convaincue qu’elle avait fait cela dans le seul but de m’imposer sa supériorité. Elle avait gagné. Jamais Sasha ne poserait plus jamais le regard sur moi. Je brûlais, de tout mon être de la voir rendre son dernier souffle, une lueur paniquée dans le regard. Mes mains en tremblaient de rage… Mais… Je l’avais vu la regarder. Il en souffrirait trop. Alors, je me rabattis sur une feuille et une plume pour retranscrire ma douleur, en un hurlement silencieux…
Mon plus grand malheur… J’aurais dû me douter qu’elle m’épierait comme une bête de foire. Elle perça à jour la voix de mon silence en lisant ces mots. Elle ne m’en dit jamais rien, mais chaque fois que son regard se posait sur moi, je pouvais voir cette lueur vengeresse percer en ses yeux impitoyables.
Quelques temps plus tard, ma vie ne se résuma plus qu’à… Une petite pièce dans la pénombre, des couloirs blancs… Un traitement assommant, des blouses blanches, et une brume qui emprisonnait mon esprit dans un corps engourdi, qui avaient de temps à autres des sursauts d’énergie et de violence, de douleur.
De honteuse calamité encombrante, j’étais devenue un numéro parmi tant d’autre dans une foule informe.
Jusqu’au jour où… Dans l’une des sales communes… Il apparut. Cet ange qu’il m’avait été défendu d’approcher.

« Sasha… »

Avais-je murmuré, désolée de le voir ici, son regard morne. Je m’étais me laisser distancer. Précautionneusement, je l’avais écouté, se livrer, tout doucement. Je l’avais écouté me raconter comment il avait finit par sous tirer lui-même le dernier souffle de la menteuse qui n’avait jamais eu en réalité d’autre préoccupation qu’elle-même. Peut-être aurais-je dû la pleurer. Mais au nom de quoi ? Du fait que nous étions du même sang ? Faible argument, compte tenu qu’elle refusait d’assumer notre lien de parenté. De sorte à ne pas raviver la douleur de Sasha, je ne démentis pas. De toute façon, au plus profond de moi je ne m’étais jamais rien senti de commun avec elle. J’étais bien trop heureuse d’enfin l’avoir vue disparaitre de nos existences.
Il était le seul en ses lieux auprès de qui je me sentais comme un individu à part entière. Sa musique calmait mes crises, et ma… Je ne sais quoi atténuait un tant soit peu sa peine. Nous avions même fini par en perdre notre pudeur, comme si nous étions devenus, l’un pour l’autre la seule certitude d’exister, alors qu’autour de nous, tout n’était que mirage.

Sept années d’emprisonnement. Sept années de souffrances..
Sept années d’emprisonnement. Sept années de souffrances partagées, quand vint le moment de notre évasion, que nous avions eu à cœur de partager… Et puis… Nos chemins se sont de nouveau séparés. Il avait besoin de renaître, et moi… Jamais je n’avais affronté le monde extérieur. Il me fallait plus de temps. Sa musique lui permettrait de s’en sortir quant à moi… je m laissai porter par le vent, au gré des injonctions du Guide, qui persistaient, et de mon besoin irrépressible de continuer à suivre mon traitement… Une véritable obsession qui avait fini par avoir raison de la couleur de mes cheveux. J’étais donc devenue une étrangère à mes propres yeux. La seule chance que j’avais, c’était ce don pour le dessin… Remarqué par le personnel de l’asile qui m’avaient donné du linge à recoudre… Comme travail d’intérêt général. J’avais donc appris les gestes mécaniques rudimentaires, puis m’étais améliorée avec le temps. J’avais donc pris le parti de mettre ce savoir au service de ceux qui pourraient en avoir besoin… Jusqu’à être repérée par une dame, aux moyens financiers forts aisés. Elle ne savait rien de mon passé, et ne s’était nullement interrogée à ce sujet. Elle m’avait simplement annoncé un beau jour que j’avais un entretien à passer… Que je devais montrer à tout le monde ce que je savais faire.
Pétrifiée, j’avais mille fois failli ne pas y aller. Mais… Ces gens… Cet endroit, me semblait à la fis étranger, et familier. Cet atelier marquait le début de ma vie proprement dite. J’allais pouvoir être quelqu’un. Etre reconnue. Ma capacité à prendre la pose devant un objectif ajouta à mon baguage… Voilà comment je suis arrivée à New-York. J’avais été contactée par un photographe qui prétendait vouloir faire de moi son égérie.
Depuis, je m’étais fait un nom dans le monde très fermé de la haute couture. C’était moi que l’on appelait pour faire les costumes des plus grands artistes… Acteurs et danseurs, de Broadway à Hollywood, en passant par des demandes privées de sur mesure. Gaëlle de Lioncourt était bien vivante, et je n’oubliais pas à qui je le devais. Régulièrement la reconnaissance me ramenait à Paris pour la signifier à celle qui m’avait permis de sortir de l’ombre.
Depuis lors, je m'évertue à ne plus reproduire mes erreurs. Ne plus subir ma vie. Je ne tolère plus l'impuissance. Alors... Je me suis jurée de prendre tous les risques nécessaires pour rendre justice à ceux que j'aime, quelque soit le prix à payer...


AND YOU ?!


*Passe le micro au créa*

Non parce que... C'est quand même grâce à nos  cerveaux en ébullition qu'on en est là, alors... On se garde un peu de place quand même... *ahem*

Prénom/Pseudo : Lady Crow
Age : 23 ans
Comment es-tu arrivé(e) jusqu'à nous? First !!  I love you
Expérience dans le rp : Voltigeur aguerri
Taux de présence estimé : I'm watching you... (a)
Envie d'en dire plus? : Here I am, Rock you like a Hurricane !!!


Dernière édition par Gaëlle de Lioncourt le Sam 4 Mar - 18:21, édité 1 fois

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Re: They can never know just what we’ve done They will never know all the blood we’ve shed, the scarlet cross we bear until the bitter end

Message par Lubia Frischmann le Jeu 2 Mar - 6:29

Toiiiiiiiiiiii *court partout* Tellement heureuse que tu sois là <3

_________________

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Re: They can never know just what we’ve done They will never know all the blood we’ve shed, the scarlet cross we bear until the bitter end

Message par Gaëlle de Lioncourt le Ven 3 Mar - 0:20

Oh... :3 Moi aussi ma puce I love you

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Re: They can never know just what we’ve done They will never know all the blood we’ve shed, the scarlet cross we bear until the bitter end

Message par Elyas Gregorz le Sam 4 Mar - 19:24

Salut belle blonde :Héhé:
Il faudra qu'on se fasse une sortie entre filles un de ces jours (a) Wink

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Re: They can never know just what we’ve done They will never know all the blood we’ve shed, the scarlet cross we bear until the bitter end

Message par Sasha Winkler le Sam 4 Mar - 19:38

*Sourit en coin, sortant de l'ombre et s'incline en une révérence soignée avant d'ouvrir la porte des validations* Mademoiselle ... si vous voulez bien vous donner la peine de me suivre, nous ferons à nouveau un bout de chemin à deux ...

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Re: They can never know just what we’ve done They will never know all the blood we’ve shed, the scarlet cross we bear until the bitter end

Message par Gaëlle de Lioncourt le Dim 5 Mar - 9:11

Mais bien-sûr ma chérie... Plutôt escarpins ou cuissardes? :Hihi:

*Fait également une révérence au ténébreux pianiste, les joues rosies avant de passer le seuil* Et bien Gentleman... La vie réserve bien des surprises... *Réplique-t-elle d'une petite voix sans pouvoir réprimer un sourire*

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Re: They can never know just what we’ve done They will never know all the blood we’ve shed, the scarlet cross we bear until the bitter end

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